Tensions en mer de Chine méridionale - Réponse du ministère de l’Europe et des affaires étrangères à une question écrite à l’Assemblée nationale [中文]

Réponse du ministère de l’Europe et des affaires étrangères à une question écrite à l’Assemblée nationale

Réponses du ministère à des questions écrites du parlement
Paris, le 7 janvier 2020

"Le respect du droit international, notamment de la liberté de navigation dans cette voie maritime majeure pour les échanges internationaux, et le refus de toute hégémonie, font partie des priorités d ’action de la France.
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"La France suit attentivement les développements en mer de Chine méridionale, cette région essentielle pour le commerce international mais aussi pour la paix et la sécurité au sein de l’espace indopacifique qui constitue une zone stratégique pour notre pays. Le respect du droit international, notamment de la liberté de navigation dans cette voie maritime majeure pour les échanges internationaux, et le refus de toute hégémonie, font partie des priorités d ’action de la France.

La France exerce ainsi régulièrement et continuera à exercer ce droit en mer de Chine méridionale comme dans toutes les mers du globe, dans le respect du droit international et en fonction des nécessités opérationnelles, tout en veillant à ne pas exacerber les tensions dans la région. Cette mer doit rester un espace de liberté, ouvert aux pays tiers qui souhaiteraient coopérer avec les pays riverains dans tous les domaines.

La France continuera à promouvoir avec constance ces principes auprès de ses partenaires de la région, notamment dans la perspective du Code de conduite en cours de négociation entre la Chine et les pays de l’Association des Nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN). C’est dans cet esprit et dans un contexte de tensions accrues, qu’avec l’Allemagne et le Royaume-Uni, la France a conjointement appelé en août 2019 tous les États riverains de la mer de Chine méridionale à prendre des mesures propres à réduire les tensions et à contribuer à maintenir et promouvoir la paix, la sécurité, la stabilité et la sûreté dans la région.

La France entend approfondir ses relations avec l’Asie du Sud-Est, en particulier avec l’ASEAN. Dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie française sur l’Indopacifique, elle souhaite notamment devenir partenaire de développement de l’organisation régionale afin de renforcer son action en faveur du multilatéralisme, du développement durable, de la paix et de la sécurité en Asie du Sud-Est."

(Source : site Internet de l’Assemblée nationale)

Dernière modification : 14/01/2020

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